anonyme440 — 13-11-2011 12:58

Bonjour,
je suis en psychothérapie d'inspiration psychanalytique depuis 10 ans et boulimique depuis presque toujours.
Petit, ma maman me trouvais trop maigre et quand je vois les photos de l'époque je me dis que ça n'étais pas du tout la cas j'étais un enfant bien proportionné. Elle a eu l'idée d'organiser un voyage avec mes grands parents à Luchon pour que je me mette à manger, on disait à l'époque que l'air de la montagne ouvrait l'appétit. De ce voyage avec mes grands parent je ne garde que des mauvais souvenirs des crises et de scènes plutôt traumatisantes. Ma grand mère avait l'habitude chaque matin de m'acheter un pain au lait et cela c'était un moment agréable avec elle. Lorsque je suis rentré de ce voyage j'ai commencé à manger d'avantage, aux visites médicales on tirait la sonnette d'alarme sur mon poids et je suis rentré dans un cercle vicieux alternant les périodes de régimes et de reprise de poids j'ai fais ça jusqu'à peu pour tenter par la volonté de garder un embonpoint acceptable et compatible avec une vie sexuelle gay. Mais depuis environ 4 ans je n'arrive plus à me limiter, j'ai pris beaucoup de poids et je suis devenu obèse. Je mange des grandes quantités de nourriture sans y trouver plaisir, souvent à même la boite de conserve sans même avoir fait chauffé auparavant ! je fais 109 kg pour 1m83 et je souffre beaucoup de mon physique d'autant que cela condamne toute vie sexuelle. je suis mal dans ma peau et je ne me sent pas désirable alors j'évite de rencontrer d'autres hommes. Mon généraliste et moi-même nous inquiétons de la situation car ma glycémie dépasse les limites et je commence à faire de l'hypertension, je crains de devenir à terme diabétique. J'ai ai parlé à mon thérapeute qui m'a donné quelques conseils de bon sens comme de ne pas me resservir, d'éviter de resaler et de manger le matin. Pourtant rien n'y fait, je n'arrive plus à limiter mes apports de nourriture. Souvent plein de motivation pour un régime, j'arrive à manger équilibré le midi mais dès que viens le soir, la compulsion est trop forte et j'avale n'importe quoi.
Je souffre beaucoup de cette situation et de mon image. Il existe un centre spécialisé pour le traitement des troubles alimentaires près de chez moi, mais c'est cher.
La psychothérapie d'inspiration psychanalytique peut-elle m'aider à retrouver un rapport plus sain à la nourriture et à mon corps ou bien dois-je me faire aider par ailleurs par un nutritionniste ou ce centre d'aide pour les troubles alimentaire? car la situation devient préoccupante. Merci de m'avoir lu

anonyme440 — 29-11-2011 12:48

Mon psy m'a dit de tacher de trouver quelqu'un dans mon état ! difficile de se faire aimer quand on se considère soi même comme un monstre ! :(