Angievan — 08-05-2009 21:30 |
Mon petit garçon de 3 ans refuse de s'endormir seul depuis quelques mois. Mais il a des problème de sommeil depuis 1an et demi et cela empire. Nous devons donc rester à ses côtés jusqu'à ce qu'il s'endorme. Ce qui peut prendre beaucoup de temps : parfois 10 min parfois 1h. Nous n'avons donc plus de soirées tranquille. Impossible de se retrouver en couple.
Mon fils a fait un AVC en juin 08. Il est hémiplégique droit. Nous avons d'abord pensé qu'il avait une peur morbide de s'endormir. Mais il a émis une peur du loup que nous avons "calmé" par le biais d'histoires. Rien n'y fait il a peur de rester seul même la journée. Alors qu'avant son AVC il savait rester seul dans sa chambre pour jouer la journée.
Nous ne savons plus quoi faire. Nous avons tester beaucoup de choses : veilleuse, histoire, sévérité... Nous ne savons si cela est dû à son AVC ou si c'est tout simplement de son âge.
Merci d'avance pour votre réponse
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Christelle Moreau — 13-05-2009 16:34 |
Bonjour,
vous semblez dater très exactement ses problèmes d'endormissement :
a écrit:il a des problème de sommeil depuis 1an et demi
Merci de développer.
a écrit:Nous avons d'abord pensé qu'il avait une peur morbide de s'endormir.
Pourquoi aurait il eu cette peur à votre idée ?
Vous faites un lien avec son AVC, mais lui, le fait il ?
a écrit:c'est tout simplement de son âge.
Effectivement, vous avez raison, à chaque âge sa peur :) Et à 3 ans la peur de se coucher, de disparaître et de ne plus revoir ses parents, la peur de la nuit, la peur des monstres ou des loups commence et ce, pour perdurer environ 3 bonnes années. Alors, bien sur , il est bon d'éviter les histoires insencés avec des montres gigantesques et terrifiants et les dessins animés violents car l'enfant de 3 ans n'a que peu d'abstraction. Ce qui découle sur un réél peuplé d'horreurs imaginées par d'autres mais bien réél pour lui.
La peur du loup comme toutes les autres peurs qui peuplent la petite enfance( à la différences des phobies ) sont des peurs "utiles"... Elles permettent à l'enfant d'évacuer ses angoisses, d'intégrer les dangers, de gagner en autonomie.
Il est important que vous rassuriez votre enfant afin de lui donner les clefs qui lui permettront de vaincre sa peur. Par contre, restez près de lui peut en quelque sorte lui signifier qu'il n'est pas encore capable de la vaincre tout seul :)
Pensez vous qu'il en soit capable ?
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Angievan — 13-05-2009 21:42 |
Les problèmes d'endormissement sont survenus en novembre 2007. Cela a commencé par quelques pleurs puis cela a empiré. Au début je le bercé 2 min et il se calmé. Puis au fur et à mesure il a refusé de s'endormir seul. Mais uniquement le soir, il savait s'endormir seul à la sieste. Puis après l'AVC ça a empiré : il se met dans des états d'angoisse pas possible. Il nous dit qu'il est un bébé et qu'il veut que l'on reste avec lui.
Pour ce qui est de la peur morbide cela nous est venu à l'idée quand sa peur du loup prenait de l'ampleur : le loup allait le manger, lui faire du mal. Nous avons donc fait le lien avec l'AVC. Nous ne savons pas réellement quels sont les séquelles psychologiques qu'il a pu laissé. Ni même s'il en a laissé. Nous avons notre vision de parents qui ont vu leur enfant risqué de mourir. Lui n'en parle pas. Il ne parlait que de son handicap, de son corps cassé (c'est lui qui le disait). Nous ne savons pas comment le faire verbaliser sur cet événement. Peut-être est-il trop jeune?
Nous pensons qu'il est capable de les vaincre. Il progresse chaque jour. Son handicap régresse très vite. Il dit bien qu'il est le grand frère, un petit garçon sauf quand il s'agit de se coucher : là il est un bébé comme sa soeur.
Dans l'attente de vous lire Merci
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Christelle Moreau — 14-05-2009 11:07 |
a écrit:Il nous dit qu'il est un bébé et qu'il veut que l'on reste avec lui.
Et que répondez vous à cette question/affirmation/pensée ?
Qu'entendez vous par pouvez développer votre pensée ?
a écrit:Nous ne savons pas
Et si vous vous autorisiez à prendre rendez-vous avec son pédiatre sans lui pour lui poser TOUTES les questions qui vous taraudent à ce sujet ? Tout doute mène à la question et toute question peut découler sur une crainte... Verbaliser ses craintes à son enfant , lui permet de ne pas s'autoriser à se les approprier. lorsque vos doutes seront levés, vous serez peut-être plus à même d'aborder le sujet avec lui. Quel âge à sa petite soeur ?
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Angievan — 14-05-2009 21:17 |
S'il nous dit qu'il est un bébé, nous lui répondons que non, il est un petit garçon, ou un grand. On essaie au maximum de valoriser ses progrès afin de lui montrer qu'il grandit.
Pour la peur morbide, je pense à une peur de ne pas se réveiller, de nous voir disparaître. Je ne sais pas ce qu'il a ressenti lors de son AVC je ne peux que me référer à des gens qui l'ont vécu et qui m'ont dit avoir eu peur de mourir. Je ne sais pas si un enfant de cet âge peut en avoir conscience.
J"ai discuté avec notre médecin mais aussi avec des spécialistes. Certains m'ont dit que l'AVC était une période d'amnésie pourtant certains malades n'avaient dit le contraire : qui croire? J'ai posé énormement de questions. On m'a même dit que je demandais à mon fils de se remettre d'un traumatisme que même les adultes ne surmontaient pas facilement. J'ai demandé un avis psy au centre de rééducation mais ils ne savent me dire qu'une chose : mon fils est très intelligent, voir précoce, adorables etc... Mais on ne répond pas à mes questions.
Quand à verbaliser mes craintes à mon fils, je crois ne pas en être capable pour le moment. Nous sommes portés par ses progrès. Lui en parler me donnerait l'impression de le faire retourner en arrière alors que je veux qu'il aille de l'avant. Ou alors j'ai juste encore besoin de temps.
Sa petite soeur a 5 mois. J'étais enceinte d'elle lorsqu'il a eu son AVC.
Merci pour vos réponses. Dans l'attente de vous lire.
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Christelle Moreau — 14-05-2009 21:33 |
a écrit:Quand à verbaliser mes craintes
C'est effectivement visiblement une question de temps pour vous. Peut-être serait il bon de les verbaliser chez un thérapeute formé pour les entendre. Il est possible qu'elle se découvre plus intense que vous vouliez bien les faire paraître ou même les envisager.
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