Fauxpas — 17-11-2008 11:33

Je trouve le titre de mon sujet complètement niais, digne d'un titre d'un bouquin insipide sur le développement personnel (grand public).

"Ecouter sa vie intérieure en 56 étapes".


Cela fait de longues années que je suis en analyse et je me rends compte que j'ai passé l'essentiel de mon temps à râler contre les éléments de ma vie qui me déplaisent (emploi, vie affective, famille, argent). J'ai essayé de tout changer pour aller mieux sauf que ...

1. on ne peut pas "tout changer", certaines choses ne se changent pas.
2. même en améliorant ma qualité de vie je vais (toujours) mal (voir même plus qu'avant).

Il apparaît donc que je fais des résistances ... en me focalisant sur les détails de ma vie extérieure pour ne pas parler de ma vie intérieure.
Alors j'essaye de ne plus parler de ces éléments extérieurs, j'attends, j'écoute ma vie intérieure et là ..
je pleure.. et ma vie intérieure ne me dit rien. Ce n'est qu'un grand vide intérieur plein d'angoisses et sans mot, et j'ai plus rien à dire.
Je n'ai pas envie de continuer d'aller en analyse pour ne rien dire.
Je crois que ma vie intérieure elle est morte, c'est trop tard pour la ré-animer, y'a rien, rien, rien. J'ai rien à dire.

Est-ce une nouvelle résistance ?
Que faire pour cesser de résister ?

Christelle Moreau — 17-11-2008 15:06

a écrit:

Je crois que ma vie intérieure elle est morte, c'est trop tard pour la ré-animer, y'a rien, rien, rien. J'ai rien à dire.

En écrivant cela, vous en dites long sur, justement, la vivacité de votre vie intérieure.
En avez vous clairement parler avec votre analyste ?

a écrit:

Est-ce une nouvelle résistance ?

Le fait que vous vous posiez la question devrait déjà vous en apporter la réponse ?

a écrit:

Que faire pour cesser de résister ?

Si une personne pouvait en quelques instants définir/dénouer les chemins qui mènent aux résistances de l'autre, il en aurait écrit les méthodes, cette avancée phénoménale n'a pas encore eu lieu...
Et si vous vous accordiez l'autorisation de rencontrer votre propre désir ...

Fauxpas — 17-11-2008 19:22

    Je crois que ma vie intérieure elle est morte, c'est trop tard pour la ré-animer, y'a rien, rien, rien. J'ai rien à dire.

a écrit:

En écrivant cela, vous en dites long sur, justement, la vivacité de votre vie intérieure.
En avez vous clairement parler avec votre analyste ?

Il est vrai qu'en lui attribuant l'état de mort, j'indique qu'il s'agit(ssait) de quelque chose de vivant, qu'il y avait donc quelque chose et pas rien (comme j'ai dit dans le post précédant). Je sais pas trop comment en parler avec mon analyste, il est vrai que j'avais parlé du sentiment atroce de vide intérieur une ou deux fois , mais il n'était pas intervenu et moi je ne sais que dire de ce vide.  C'est comme s'il n'y avait tout simplement pas de mot pour dire, nommer. Et comme c'est angoissant je ne veux pas trop m'y confronter.


    Est-ce une nouvelle résistance ?

a écrit:

Le fait que vous vous posiez la question devrait déjà vous en apporter la réponse ?

Ben ça n'en est plus (de le résistance) vu que c'est conscient, mais j'ai toujours rien à dire.

Fauxpas — 18-11-2008 13:15

Mon vide intérieur est atroce, et quand j'ai l'impression qu'on m'abandonne j'ai d'abord mal à la poitrine vers le coeur, et ensuite aux poignets comme si quelque chose me rongeait de l'intérieur, et ça dure longtemps (plusieurs heures). Puis j'ai la sensation que je flotte dans les airs, et je me mets à avoir très froid, et j'ai la sensation que mon intérieur devient à l'extérieur, comme si je me vomissais et après j'ai l'impression que mon corps n'est plus "à moi", et quand je regarde mes mains j'ai l'impression que ce ne sont plus les miennes, après je pense que je pourrais me couper les doigts et les manger. Parfois je me sens aussi derrière mon corps. Si un de mes doigts touche le reste de ma main ça me fait frissonner. Mais finalement je préfère sentir tout ça et que je me décompose plutôt que les longues heures qui précèdent. Sauf que ça ne va pas réellement mieux quand je me sens comme ça.

Fauxpas — 18-11-2008 13:57

J'ai le vertige et j'ai l'impression qu'on m'a coupé la tête et qu'elle va se décrocher.
Et personne ne m'aime assez dans ce monde pour m'empêcher de tomber. Si ça se trouve rien n'existe. Pourquoi tant de haine. , tout à l'air faux. J'ai atrocement mal à la tête.

Fauxpas — 18-11-2008 19:32

Heu .... désolée ... j'ai .. heu .. été
un peu été malade cette après midi et donc heu .. si c'était possible d'oublier mes deux derniers posts...