Never_Enough — 03-10-2008 18:28 |
Bonjour, Je ne sais que dire, je ne sais rien. J’ai ce sentiment que je ne peux identifier, si fort. La vérité, pourquoi on s’amuse à l’ignorer
Vous savez, garder l’esprit critique en toutes circonstances est une chose qui m’est très chère et que j’aime finalement, puisque j’ai payé cher et à l’avance ce bout d’esprit critique, mais la valeur de chaque substance est parfaitement dosée, on (ou je) ressens cette sorte d’unité logique de tout. De quoi vous pousser à dire il y a quelques part une logique dans cette histoire dans un sens général qui te fait de la peine en te faisant admettre ton ignorance.
Un jour qui n’est pas un hasard, j’ai dit à moi-même et plus précisément à mon cœur, tu peux battre trop fort, aujourd’hui tu peux, je ne trouve plus de raisons pour t’en empêcher et je veux voir jusqu’où t’es fou, et il ne m’a pas déçu. Ce jour là j’ai su que j’avais un cœur, il battait si fort que je le ressentait percuter platement la cage thoracique trop fort et trop vite, je n’avais nulle peur et nulle culpabilité, pas grand-chose à perdre, une angoisse a voulu s’installer pendant quelques instants et puis ne retrouvant pas ses attaches, elle s’est dissipée, mon cœur continuait à battre trop fort et j’ai continuait à le ressentir paisiblement comme pour lui dire tu peux crier, à partir d’aujourd’hui t’auras la parole. Ça ressemblait au début à une crise d’angoisse, mais ça ne l’était plus au bout de quelques instants, il n’y avait plus que mon cœur qui battait et mon esprit devant le constat de son échec.
Depuis, ce n’est pas tout à fait drôle, progressivement, je suis devenue l’esclave de mes sentiments qui ne sont autres que les occupants de ce cœur qui m’est très cher.
Quelle horreur enfin, j’ai l’impression d’être mendiante d’amour, si je le pouvais je l’aurais dis à tous en toutes lettres : aimez-moi, je vous aime ! Mais c’est complètement fou et le sentiment d’aliénation me fait respecter la norme (heureusement pour moi, certainement).
J’ai l’impression de trop ressentir, tout, bien sûre que ce n’est jamais trop de ressentir, mais voilà c’est pour dire que c’est incompatible avec une vie « normalisée », dans ma quête de qui ou ce que je suis, il y a un mot qui revient : inadaptée.
Mais ce n’est pas grave, je m’aime ou j'essaie, j’apprends sans cesse. Parfois, j’ai l’impression qu’il manque un ou deux mots, pour dire le plus important, comme si l’humanité a oublié de faire naître ce mot qui manque tant. Alors au bout de quelques tentatives de s’exprimer, ce mot devient le silence.
Je n’écarte pas le risque d’erreur, malheureuses neurones qui ont dû traiter cette information, oui et si je vivais avec de faux repères ! Triste réalité et encore plus triste cette certitude qu’un raisonnement ne peut être dépourvu d’erreurs, condition d’humains.
Voilà, un long post, j'espère qu'il n'est pas ennuyeux.
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penau xavier — 04-10-2008 00:17 |
a écrit:Voilà, un long post, j'espère qu'il n'est pas ennuyeux.
Si il l'était ce ne serait pas forcément très grave :) Il est en fait tellement riche qu'il est difficile d'y répondre en totalité sur ce médium qu'est le forum........
a écrit:Parfois, j’ai l’impression qu’il manque un ou deux mots, pour dire le plus important, comme si l’humanité a oublié de faire naître ce mot qui manque tant. Alors au bout de quelques tentatives de s’exprimer, ce mot devient le silence.
Si vous ne la connaissez déjà : "juste un peu de silence" Calogéro (Album "en apesenteur") pourrait bien vous inspirer dans le questionnement qui est le votre
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penau xavier — 04-10-2008 00:36 |
Du même album vous pouvez aussi utilement écouter attentivement: "prendre racine"
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Never_Enough — 04-10-2008 10:30 |
a écrit:Si il l'était ce ne serait pas forcément très grave Il est en fait tellement riche qu'il est difficile d'y répondre en totalité sur ce médium qu'est le forum........
Je ne m'attends pas à un miracle (dans votre sens du terme), parfois peu suffit ...
Mais vous ne dites pas si vous trouvez que c'est ennuyeux !
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penau xavier — 04-10-2008 19:43 |
Est-ce une habitude chez vous de vous pensez ennuyeuse, même quand vous êtes intéressante ?
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Never_Enough — 05-10-2008 09:50 |
Tout le monde est intéressant !
Vous savez, quand on me dit quelques choses de gentil, je me méfie, ça finit toujours par une déception et l'expérience m'a montré que j'ai raison sur ça, non uniquement la mienne, là où on cherche c'est le même constat. La déception c'est comme un crash, on tombe, on s'écrase et on est obligé de reconstruire ce qui s'est brisé, ça prend du temps et le pire ç'est qu'on ne repare jamais le même ni plus fort, on perd de sa force, un bout de soi peut être infime mais il laisse sa place. Pour être optimiste, je dirais que les mots gentils sont porteurs d'espoir et font planer à haut vol, ce qui finit dans 99% par ces crachs. Tout ça pour un mot !
en faite tu m'as aidé quelques part, je vois plus claire. . . Merci, je ne vais pas parler plus de moi.
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penau xavier — 05-10-2008 14:01 |
a écrit:en faite tu m'as aidé quelques part, je vois plus claire. . . Merci, je ne vais pas parler plus de moi.
:)
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Never_Enough — 06-10-2008 11:16 |
je m'en veux d'avoir clos la conversation ainsi, aussi pour tout ce que j'ai dis, je me trouve égocentrique et prétentieuse (et complètement aliénée). Je ne cherche pas à ce qu'on me rassure de l'inverse. (je suppose que là vous allez interpréter par le contraire, il faut pas)
Voilà, je suis ce genre de personnes complexes, qui pense trop, pas plus intelligente pour autant, qui ne sait faire la fête et optimiste inconditionnelle. Des disparités de la nature quoi de plus naturel Oui l'optimisme défigure ce beau tableau sombre, il a bien dû perdre son chemin pour glander ici en moi.
Est ce qu'on a besoin de s'identifier pour bien s'accepter ?
a écrit:....je ne vais pas parler plus de moi.
je me contredis, parce que je crois que parfois il faut laisser sa petite fiérté de côté pour expliquer ce qui risque d'être mal compris ou confus, c'est important pour moi (une mauvaise information, même jugée des plus insignifiante peut causer des "désastres").
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penau xavier — 06-10-2008 15:00 |
a écrit:je m'en veux d'avoir clos la conversation ainsi, aussi pour tout ce que j'ai dis, je me trouve égocentrique et prétentieuse
Si vous venez vous exprimer sur ce forum, c'est tout de même bien pour parler de vous et non de vos voisins/voisines. Il n'y a rien d'égocentrique ou de prétentieux à le faire (ici).
a écrit:(dans votre sens du terme), .... (je suppose que là vous allez interpréter ..)
Ah... la lecture de pensée!!! C'est toujours un peu dangeureux :)
a écrit:qui ne sait faire la fête et optimiste inconditionnelle
Comment fait-on pour être une optimiste inconditionnelle sans savoir faire la fête?
a écrit:il a bien dû perdre son chemin pour glander ici en moi.
L'optimisme ou le beau tableau sombre ?
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Never_Enough — 06-10-2008 15:07 |
a écrit:Comment fait-on pour être une optimiste inconditionnelle sans savoir faire la fête
ça je me le demande aussi, c'est pourtant vrai.
C'est l'optimisme qui a perdu son chemin.
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penau xavier — 07-10-2008 00:52 |
a écrit:C'est l'optimisme qui a perdu son chemin.
a écrit:il a bien dû perdre son chemin pour glander ici en moi.
Pourquoi n'est il pas bon, pas juste, pas convenable, pas utile, qu'il glande ainsi en vous ?
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Never_Enough — 07-10-2008 06:03 |
a écrit:Pourquoi n'est il pas bon, pas juste, pas convenable, pas utile, qu'il glande ainsi en vous ?
Il est bon l'optimisme toujours, ça a quelques choses d'infini et c'est à la limite du rationnel. Pour moi au moins.
Pour ce que j'ai dit, je crois que j'anticipe ma déception de moi même, pour amortir l'impact au cas où j'aurais à la confronter. Chose que je suppose inévitable de temps à autre mais, que j'ai du mal à supporter(se décevoir soi même). ça aide en rien de se l'avouer. La façon de dire, c'est pour rendre drôle ce qui ne l'est pas, pour se moquer de cet optimisme que j'aime.
Je ne peux pas savoir en réalité pourquoi j'ai dis ça, la phrase m'est venue comme ça et m'a semblée si réconfortante et juste.
ça me rappelle cette citation de Nietzsche que j'avais du mal à comprendre au début (il y a quelques années déjà) : "L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire." . Je ne pensais pas que c'était si profond comme idée.
Tout ça me parait insolvable tout de suite.
Vous savez, les mots sont "traitres", ils ne disent jamais ce qu'on a envie de dire fidèlement et ils nous trahissent quant on veut se taire. Comme s'ils avaient un pouvoir précieux, celui de protéger la vérité.
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Thérapeute 2 — 21-10-2008 02:04 |
Bonsoir
a écrit:. Parfois, j’ai l’impression qu’il manque un ou deux mots, pour dire le plus important, comme si l’humanité a oublié de faire naître ce mot qui manque tant.
Il existe une langue qui contient tous les mots puisque n'en possédant aucun, celle des symbôles, celle de nos inconscients... Et puis dans tous les mots qui sont murmurés, parlés, criés sur cette terre, existe sûrement ceux que vous cherchez...
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Never_Enough — 22-10-2008 23:47 |
a écrit:Il existe une langue qui contient tous les mots puisque n'en possédant aucun, celle des symbôles, celle de nos inconscients...
je serais en plein dedans...
J’essaie de voir comment vivre le meilleur avec ce que j’ai. Je crois que je me sens plutôt bien ces jours ci sans trop savoir pourquoi. Il y aurait en moi une tristesse profonde (qui a toujours cohabité avec quelque chose de très positif, espoir, optimisme, je ne sais vraiment pas quoi), je pense que c’est à cause de ce pont inachevé (ou que je crois ainsi) vers les autres, mais franchement après avoir tenté tous ce que j’ai tenté et fait le tour de la question tout ce temps, je ne cherche plus à espérer de ce côté, je me heurte(rais) à cette réalité de temps à autre, jusqu’à achever la dernière ombre de ces espoirs, c'est à dire à jamais.
Je me dis et alors ? pas besoin de mettre des mots sur tout ce qui existe.
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