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goût de parler des abus. mais...

#1  32419

moonheart
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goût de parler des abus. mais...

hep, je ne quitte jamais longtemps on dirait!

mais avant tout, Bonjour!

c'est que dans mon mal être du moment. au travers de l'insécurité et de la culpabilité d'aujourd'hui, je me posais une petite question.

est-ce normal de ressentir le besoin de parler un peu plus en détail des "abus" que j'ai subis, pour mon propre cheminement, ma propre compréhension? Je ne sais pas, il y quelques fois, j'aurais le goût de tout décrire le déroulement afin qu'on me rassure sur la culpabilité de mon frère, de la mienne. Je suis peut-être autant coupable que lui, qui sait?

Je me dis, oublies la normalité et fais le si tu en ressens le besoin, mais lorsque je viens pour le faire, je trouve que je n'ai pas de classe de vouloir faire ça. La honte des gestes, des désirs, des douleurs ressenti, etc., me gênent énormément. J'ai beaucoup de mal à parler de sexualité et encore plus lorsque les gestes sont accompagnées d'émotions douloureuses. Bref, je ne suis pas capable, mais j'en ressens le besoin lorsque je me sens comme aujourd'hui. J'ai l'impression que personne ne peut me comprendre complètement, s'il n'a pas une idée de la façon dont le tout c'est déroulé. Peut-être que oui, mais moi je ne crois pas, car peut-être je crois avoir été abusé, mais que ce n'est pas le cas? peut-être qu'on écrit "abusée par son frère" mais que ce n'est pas le cas puisque personne c'est ce qui c'est réellement produit?  On a peut-être mal interprété?

est-ce normal de vouloir parler de chose intime comme ça, même s'ils savent qui a eu des "jeux sexuels" entre nous?

merci!


C'est l'histoire du petit castor, le plus petit, mais le plus fort! :)

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#2  32448

moonheart
Super Membre
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Re: goût de parler des abus. mais...

je n'arrive vraiment pas à comprendre comment je peux être toute une pendant des mois et toute autre pendant une autre période! Dire que je me croyais menteuse sur mes symptômes... Normal, puisque je peux être, ressentir et vivre tout le contraire de la période du moment présent.

comment je me sens aujourd'hui... déprimée! cela fait environ 1 semaine  que c'est ainsi. Mon entourage me semble négatif, je sais qu'ils possèdent du bons, mais leurs défauts m'irritent, car, bien entendu, je suis plus irritable.

Je ne comprends toujours pas pourquoi et comment. Mes études avancent, j'ai de très bonnes notes, je suis fière de mes réussites. J'aime ce que j'apprends et j'ai l'impression que ma culture générale s'en porte mieux.  Je vivais le parfait bonheur jusqu'à la semaine passé. Où je vie, il y a eu une rencontre émotive qui m'a ébranlé. Rien qui me touchait personnellement, que des propos disparates de personnes qui ont vécu sensiblement la même chose que moi.

Une femme débute son procès contre son frère... hey oui! Je crois que c'est ce qui m'a le plus ébranlé. Je ne suis pas vraiment en colère, non! Je ne veux pas étriper mon frère. Ça fait quelques mois que je lui parle à nouveau, que tout va bien, que j'ai du plaisir avec ma petite nièce. Tout ce que je déplore, étrangement, c'est que la justice n'a rien fait pour moi... Je suis, en quelque sorte, jalouse de cette femme. Je ne veux pas que ma haine remonte, pour finalement retomber dans la rancune. Tout ce que je jalouse, c'est la chance d'être entendu, d'où ma question dans le message précédent. Je sais que le tout sera pénible pour elle,  mais elle aura la chance de se faire dire: " Votre frère est coupable d'agression sexuelle pendant X années."

J'aurais aimé que la justice réponde à cette question pour moi. Une certaine lâcheté de voir qui est coupable dans cette histoire, pour qu'on me rassure dans mon insécurité. Je crois que c'est ce que j'attendais de ce procès qui a fini par ne pas aboutir à cause de mes parents qui ont menti à l'enquêteur. C'est pour cette raison que le procureur a décidé que mon frère était trop jeune. Je ne désirais pas qu'il soit condamné, le seul fait de le savoir coupable par la justice m'aurait suffit...

Vraiment? Peut-être pas... On me dit que je ne suis pas coupable, que j'étais jeune et blablabla, mais je ne le crois pas. Pourquoi? parce qu'il y a personne qui connait l'histoire au complet dans ceux qui ont eu ce jugement. Ma déposition était la plus détaillée sur ces évènements et on ne m'a pas cru.  Ensuite, il y a ma mère qui connait un peu les détails et elle m'a balancé des bêtises au lieu de m'écouter et de me rassurer. Sans doute, car elle aurait condamné son propre fils. Bref, elle n'était pas neutre. Alors, pourquoi on me rassure en me déculpabilisant? Personne ne sait, en fait! Dans l,ignorance des faits, les professionnels tentent de maintenir mon équilibre mental, malgré leur échec, mais si mon frère était devant eux, ils feraient de même  avec lui. Je suis humaine comme lui et on sauve
l'humanité...

Alors, voilà pourquoi je ne crois pas leurs dires et que je risque d'ignorer les paroles de la justice si elle le déclarait entièrement coupable. La justice est le reflet de l'homme imparfait. Elle peut déclarer bon ce qui est mal ou vice et versa... Et si c'était tous des fous comme jury? Ou s'ils me prennent tous pour folle? Bref, toutes les excuses pourraient être utilisées pour contredire le verdict.

Alors, suis-je coupable? euhhhh....

je suis coupable de jouer à la girouette et de ne plus savoir ce que je ressens... Pourquoi cette insécurité et cette culpabilité ressortent? Je ne les ressentais pas il y peu de temps! Pourquoi? parce que la femme a parlé de son procès? Je voyais mon frère une journée entière, sans broncher. Puis, une discussion extérieure m'ébranle à ce point?

J'essaie toujours de comprendre le pourquoi du comment,  lorsque je change de cap. Pourtant, la plupart du temps, je trouve illogique les détonateurs. Des broutilles me montent au nez, tandis que des choses plus troublantes ne me touchent point.

Pourquoi tout ces changements d'humeur? Le plus troublant, n'est pas vraiment la raison pour laquelle je déprime, mais de savoir que je peux toujours déprimer ainsi, malgré que je crois être mieux, comme toujours... Redevenir totalement ce que je n'étais plus, comme si je n'avais jamais rien travailler, comme si je ne m'étais jamais questionner, comme si je ne m'étais jamais donné de réponses. Radotage des mêmes questions, des mêmes hypothèses, comme si tout était à recommencer...

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C'est l'histoire du petit castor, le plus petit, mais le plus fort! :)

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#3  32452

moonheart
Super Membre
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Re: goût de parler des abus. mais...

8

rester au centre! pas trop à gauche, pas trop à droite! pas trop regarder vers l'arrière pas trop regarder à l'avant. Faire confiance que les collisions du carrefour ne seront pas trop pénibles dans l'infinité des choix...

en avant je m'apercevrais que j'ai déjà passé par là; en arrière, que c'était désastreux;  à gauche, que je rate le futur pour retourner dans le passé; à droite, que je brûle les deux bouts en sautant l'étape d'avancer pour mieux revenir au centre.

Le 8, l'infini et le centre. J'ai l'impression d'avoir vécu ce délire sur ce forum à sens unique. Ça doit être pour ça que je reviens toujours, je sais toujours où je vais ainsi!


C'est l'histoire du petit castor, le plus petit, mais le plus fort! :)
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